Avoir le bonheur facile, c’est quoi ça?


Est-ce que le bonheur vous apparaît inaccessible, et ce, pour toutes sortes de raisons ?

Peut-être vivez-vous de nombreuses situations difficiles, qui vous occasionnent du stress ou d’autres émotions négatives ? Peut-être vous sentez-vous dépassés par toute ces situations, qui vous empêchent de voir la lueur au bout du tunnel ? Peut-être avez-vous le sentiment de prendre coup par-dessus coup, sans même avoir de répit ?

Sans compter toutes ces répliques gratuites que vous offre généreusement votre entourage, qui bien maladroitement, vous encourage à reprendre votre vie en main, trouvant insupportable le fait de vous voir triste ou malheureux. Tsé, ce genre de phrase «toute faite» du genre :

– Non, mais toi seul a la responsabilité de ton bonheur! – Allez ressaisi toi, fais des efforts, reprends-toi en main!

Malheureusement, toute cette pression fait en sorte que vous vous sentez jugés et incompris, ce qui alimente de beaucoup votre sentiment de culpabilité. N’est-ce pas là, l’une des émotions négatives dont l’on veut fuir l’existence?

Bienvenue dans la valse des pensées négatives, qui vous maintiennent dans les basses énergies. Quoi faire pour aller mieux, alors que nous avons le sentiment que tout va mal? Voilà ce dont il sera question dans ce texte.

Bonheur, bonheur, où es-tu?

Nous vivons présentement dans une culture du bonheur ainsi que dans une culture de psychologie positive qui peuvent sembler inatteignables pour plusieurs.

Vivre heureux, pour certains, devient alors un symbole de réussite et pour d’autres, le reflet d’un échec. Et tristement, il y a tout un monde entre les deux.

Toute la terre entière conspire à vivre le parfait bonheur, mais qu’en est-il lorsqu’on n’y parvient pas? Doit-on se sentir honteux, coupable ?

Je ne peux passer sous silence cette grande vérité cachée qui se camoufle derrière cette culture du bonheur. C’est NORMAL de vivre des émotions plus difficiles, ce qui fait aussi partie de la quête ultime dans cette course au bonheur.

À l’inverse, rien ne sert de se culpabiliser de vivre des périodes creuses dans notre vie, ni même de les nier, sans quoi vous allez résister à ce qui est, et risquerez de demeurer dans cet état dit négatif plus longtemps.

Quel est le premier pas vers le bonheur?

Nous sommes prêts à faire le premier pas du moment qu’on reconnaît notre état d’être. Suis-je triste? Fatigué? Exaspéré? Dépassé par les événements? Le fait de reconnaître notre état est déjà très libérateur. Accepter de se sentir ainsi, l’est encore plus. Ici, lorsque je dis : «accepter» ne veut surtout pas dire se contenter de se retrouver dans cet état. Au contraire!

C’est dans la reconnaissance d’une situation que nous pouvons poser une action. C’est dans le cas où vous résister ou ignorer l’existence de votre état, que celui se dégradera à court-moyen ou long terme.

Curieusement, c’est bien souvent à l’intérieur de la source de nos malaises que réside une partie de la solution. Alors, en ce sens, il vaut la peine de s’y attarder un peu plus longtemps. De toute façon, prendre du temps pour soi et d’ observer ce qui est présent, ne peut être qu’aidant dans toutes les situations.

Je vous invite à prendre quelques instants et lisez cette citation : La seule constante c’est le changement! Ne voyez-vous pas une lueur d’espoir dans ce message?

En d’autres mots, cette citation exprime que si tout va mal aujourd’hui, que cela changera éventuellement pour le mieux. Il y a comme un effet de soulagement quand j’y pense.En fait, la vie n’est pas constituée que de bons moments. Elle contient aussi ses «bas». Toutefois, même dans les «bas» il est possible d’en retirer du positif, à nous maintenant de voir comment.

Ce sont ces périodes plus creuses qui nous permettent de reconnaître les périodes plus joyeuses, or il faut savoir les honorer pour préparer la venue des jours meilleurs.

Seulement cela Mireille me direz-vous? Et oui! Accepter que dans la vie, il n’y a pas que des hauts, et non plus que des bas, est un début. Cela semble être une analogie bien simple, mais pourquoi cela se complexifie lorsque vient le temps de l’appliquer?

Il y a aussi la représentation que l’on se fait du bonheur. Est-ce que pour vous le bonheur est un état d’euphorie, d’excitation totale ? Ou un simple état d’être, agréable et paisible qui vous apaise?

La mesure de votre bonheur est proportionnelle à l’intensité que vous y accorderez.

Autre fait intéressant à considérer dans la quête du bonheur. Parfois, il vaut mieux avoir le bonheur tranquille que de vivre des «high» de bonheur si intense qu’on a le sentiment de perdre la maîtrise de soi.

Une théorie indique que plus les bonheurs sont intenses, plus les épisodes de dépression le sont aussi, mais à proportions inverses.

5 clés pour surmonter les pensées négatives

1) Respirer

Rien ne sert d’aller trop vite, sans quoi, vous allez vous sentir bousculer et vous augmenterez du coup votre sentiment de mal-être ou de malheur.

Rien de mieux que la respiration pour nous ramener dans un état de calme. Qu’importe votre état négatif, la première clé est la RESPIRATION.

Certains utiliseront une technique, d’autres en utiliseront une autre. L’important est de prendre le temps de le faire.

Pour vous faciliter la tâche, j’ai envie de vous partager une technique toute simple pour éviter de s’égarer dans nos pensées lorsqu’on exerce la respiration les premières fois.

Je vous invite à imaginer une boite carrée. Votre point de départ est le coin inférieur gauche. Vous inspirez en 4 secondes, vous rendant au coin supérieur gauche, retenez pour 4 secondes en vous rendant au coin supérieur droit. Pour ensuite expirer en 4 secondes en vous rendant au coin inférieur. Durant le dernier 4 secondes, vous retenez votre souffle en retournant au coin inférieur gauche.

En vous imageant un carré tel je vous le propose, cela vous permet de garder le focus sur votre respiration et d’éviter de partir dans vos pensées ou à toutes ces tâches que vous avez à accomplir d’ici la fin de la journée.

Une autre technique éprouvée, cette fois pour contrer l’anxiété est d’inspirer en 1 seconde, retenir pour 4 et expirer en 10 secondes. Le fait d’expirer plus longtemps fait en sorte de liquider tout l’air vicié qui, habituellement, demeure dans nos poumons. Et aussi, l’expiration a des effets très bénéfiques sur la biochimie du cerveau et du coup, vient diminuer l’anxiété.

Il s’agit d’une méthode simple mais combien efficace. Ne sous-estimez surtout pas le pouvoir de la respiration. Même les pompiers l’utilisent lors de leurs interventions, à la fois pour économiser l’air dans leur bombonne d’oxygène mais aussi pour s’assurer de conserver un bon état d’esprit. Lorsqu’on respire de bonne façon, on améliore grandement toute notre condition.

Mais comment se fait-il qu’une chose aussi simple et essentielle à la survie que la respiration n’est pas notre premier réflexe? En réponse à cette question je réponds : l’humain ignore bien souvent que les plus grandes réponses se retrouvent dans la simplicité et tend à rendre tout complexe.

Les bienfaits de la respiration sont nombreux allant de la régulation de notre système nerveux, jusqu’à permettre à notre esprit de se déposer quelques instants. Il faut savoir faire taire tout ce bruit dans notre tête qui occasionne le stress et l’anxiété.

Dites-vous bien que ce n’est que lorsque la poussière est retombée que nous sommes en mesure d’y voir plus clair. Ce qui donne tout son sens à l’expression : prendre le temps de respirer.

Allez, essayez-le! C’est gratuit et ça ne peut faire de mal à personne. Mais assurez-vous de bien observer ce qui se passe dans votre corps lorsque vous le faites!

2) Prendre conscience de son discours mental

Être attentif à notre discours intérieur devient primordial dans la prise de conscience de nos pensées. Une seule pensée négative aura un impact considérable dans notre corps et sur notre moral tout entier, jusqu’à teinter l’humeur d’une journée. Cet impact est bien souvent sous-estimé, et pourtant…

Ce n’est pas tout d’être à l’écoute de notre «cassette» mentale. Bien souvent, ces paroles que nous exprimons de façon silencieuses ont un sens beaucoup plus profond qu’elles ne puissent le sembler. Dans ce cas, posez-vous ces questions :

a) Si je suis négatif en ce moment, quelle en est la cause intérieure? Est-ce un état d’être? Un état de fatigue? Suite à un stress?
b) Est-ce une situation dont j’ai tenté de nier l’existence et qui tout à coup refait surface? Est-ce tout simplement un signe que je dois me retirer et prendre soin de moi?
c) De quelle façon, en ce moment, puis-je améliorer ma condition, même si ce n’est que de façon temporaire?
d) Ai-je pris quelques instants pour respirer?

3) Sourire

Oui, oui! Vous avez bien lu! Se regarder devant le miroir et sourire à pleine dents est l’un des meilleurs remèdes qui soit. En fait, le cerveau ne fait pas la distinction entre le vrai du faux, donc si vous arborez le plus beau des sourires, il s’affairera à secréter l’hormone du bonheur.

Mieux encore, pourquoi ne pas feindre un éclat de rire! Peut-être cela vous apparaît un peu ridicule, dans ce cas, isolez-vous des regards jugeants, mais surtout FAITES-LE!

Les bienfaits sont quasi instantanés, c’en est hallucinant! Prenez garde d’écouter votre discours mental qui tentera sûrement de saboter la démarche. Ne le laissez pas vous convaincre du contraire, vous en serez récompensé!

4) Marcher, prendre de l’air pur, danser

Maintenant, ce n’est plus un secret pour personne, toutes les recherches le démontrent. Prendre une marche n’est pas seulement bon pour la santé mais aussi pour le moral.

Vous marchez et votre esprit s’affaire encore à construire des idées négatives? Augmenter davantage votre fréquence cardiaque ce qui mobilisera vos pensées à la gestion de vos mouvements. Pour faciliter le tout, il serait idéal d’utiliser une bonne musique entraînante.

C’est le premier pas qui est le plus difficile à faire. Toutefois, l’exercice physique en contact avec la nature permet une forme de libération du stress et du coup, une libération des pensées qui contaminent notre esprit.

Le corps, lorsqu’il se met en action, il produit lui aussi, de l’endorphine et de la sérotonine qui sont partie prenante de l’hormone du bonheur. Or, à l’inverse, lorsqu’on est stressé ou que l’on vit de fortes émotions, notre corps produit du cortisol, hormone très pratique à petites doses, comme lors du réveil du corps, mais très nocif à grande doses, allant jusqu’à paralyser complètement une personne.

Alors, pourquoi ne pas prendre en compte le fait que vous êtes en mesure d’agir en PRÉVENTION plutôt qu’en RÉACTION à une situation? Pourquoi attendre que le pire nous arrive avant d’agir?

Il suffit donc de réunir toutes les conditions gagnantes afin de construire pas à pas son bonheur. Pour y parvenir, il ne faut rien avoir d’autre en tête que cet objectif ultime.

Un fait demeure, l’esprit ne peut être nourrit que d’un élément à la fois. En ce sens, il ne peut être nourrit de négatif et de positif en même temps.

Fait intéressant n’est-ce pas, qui témoigne une fois de plus de notre pouvoir sur notre situation. La pleine conscience et l’observation de notre pensée devient une fois de plus un élément clé dans toute la démarche.

Il y a aussi la musique qui créé un effet enivrant sur le cerveau. La combinaison avec la danse est fatale pour combattre l’esprit négatif! Donc, à go, appuyez sur le bouton play, et dansez au son de votre musique préférée!

5) Entourez-vous de personnes positives et de choses positives

Un dicton dit que vous êtes la somme des 5 personnes que vous fréquentez le plus! Ça porte à réfléchir n’est-ce pas?

Si votre entourage est constitué de personnes qui critiquent et jugent constamment, il n’est pas surprenant que vous vous retrouviez dans un état d’énergie basse. Parfois, on maintient des liens avec certaines personnes de peur de se retrouver seul.

Toutefois, l’impact de ces personnes est si grand, qu’il créé beaucoup plus de dommages à moyen-long terme que le sevrage que cela pourrait constituer de prendre des distances de ces personnes.

Il y a aussi le fait que personne ne peut s’assoir sur une chaise qui est déjà prise. En ce sens, vous devez libérer les places prises pour y laisser s’installer des personnes de qualité. L’heure est au bilan et au ménage de printemps!

Rappelez-vous, il suffit d’une seule personne qui croit en vous pour vous élever à un autre niveau. C’est bien peu êtes-vous d’accord avec moi? J’aime cette expression qui dit que le bonheur n’a pas de prix. Et je suis tout à fait d’accord avec ce fait. En ce sens, il est beaucoup trop précieux pour être laissé dans les mains de n’importe qui.

Ce que je veux dire c’est que malheureusement, il existe sur terre de ces personnes qui composent difficilement avec le bonheur des autres et qui en souffrent énormément. Malencontreusement, ces personnes inconsciemment souffrantes, blesse les autres par le fait même.

Peut-être s’agit-il d’un regard naïf, mais je crois qu’il n’existe personne de foncièrement méchant qui cherche absolument à détruire notre bonheur. Je crois qu’il n’y a que des personnes souffrantes, mal outillées pour prendre en charge le leur.

Et pour tous ceux et celles qui s’affairent à vouloir rendre tout le monde heureux, lisez bien ces quelques paroles.

Vous savez, d’avoir la responsabilité de son bonheur est déjà une tâche en soi. Vous n’avez donc pas à prendre la responsabilité du bonheur des autres. Du moins, pas avant d’avoir acquis l’habileté d’atteindre un niveau satisfaisant de bonheur pour vous.

En conclusion

En terminant, je vous invite à prendre conscience du fait que vous créez votre réalité à chaque instant de par vos pensées.

L’importance de notre discours mental et de notre pensée est capitale dans la quête d’un état d’esprit positif. Donc, en ce sens, lorsque vous ressentez une baisse d’énergie, prenez quelques instants et demandez-vous cette question :

Que suis-je en train de créer? Est-ce en cohérence avec ce que je veux vivre?

De cette façon, vous aurez à tout moment le pouvoir d’agir sur votre situation et il deviendra beaucoup plus facile de prendre la responsabilité de votre bonheur! Parce que dans le fond… j’aime beaucoup plus être responsable de mes bonheurs que de mes malheurs…qu’en dites-vous?

Je vous souhaite une belle prise de conscience tout en douceur en vous rappelant que l’ouverture d’esprit n’est pas une fracture du crâne, au contraire. Cela fait un bien immense lorsqu’on s’ouvre à l’expérience et que l’on découvre son pouvoir de créer à chaque instant.

Experte en changement et en responsabilisation, Mireille Chevalier a pour mission d’insuffler, chez les individus ou dans les organisations, une volonté de s’engager dans un processus de changement, peu importe ce qu’ils désirent voir s’améliorer et/ou changer et de les inciter à passer à l'action afin qu’ils se réalisent pleinement.